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Le Peuple de l'Herbe

Membre du groupe : Dj Pee : scratch, samples, programmation / Psychostick : batterie, programmation / N'Zeng : trompette, claviers, bugle, programmation / JC 001 : chant, human beatbox / Spagg : sampler, basse / Kreez "Dark Fader" (Chris Rochon) : ingénieur du son

Cinquième album du Peuple : un groupe plus que jamais vivant et enthousiaste, en phase avec son époque ... Un des acteurs majeurs de la scène indépendante française sereinement tourné vers l'avenir.

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Typique de ces groupes français qui compte, loin de tout tapage médiatique, les lyonnais du Peuple de l'herbe, précurseurs des briseurs de barrières des genres musicaux (la musique du groupe reste particulièrement inclassable, entre influences black et hip-hop, instrumentaux cinématographiques, quelques évidences rock'n'roll, postpunk ou dub, mais surement pas comme le pensent encore certains, de la musique festive un peu trop facile), écumeurs des salles de concerts de l'Europe entière (du plus petit club underground aux plus gros festivals populaires), et adeptes du ‘'on est jamais mieux servi que par soi-même'' (indépendance et autonomie restent des postulats de base de la carrière du groupe), gang dévoilent donc leur cinquième album studio, enregistré à domicile, dans leur propre studio, la Supadope Factory, parfait laboratoire d'expérimentation et de production.

Le propos du Peuple de L'herbe reste souvent énervé et explosif (Radio Blood Money, le précédent album de 2007 ne faisait déjà pas rire…), les difficultés de notre époque et les clins d'yeux au passé sont au cœur des morceaux, envolées cuivrées, breakbeats puissants, basses lourdes, rythmiques d'aciers, paroles tranchantes, nappes sombres ou riffs nerveux font les piliers de la musique azimutée des lyonnais. Tout cela tempéré quand même par une certaine légèreté, un humour sombre, ironique et un second degré bien présent (à ce titre, l'utilisation et le choix des samples est souvent tranchant et efficace). Le groupe reste aussi un must absolu sur scène, toujours porté par la rage et l'énergie des premiers concerts, envoie du début à la fin de shows intenses et survoltés, demandez donc aux milliers de kids, fans ou néophytes, qui ont été un jour au contact d'un live du Peuple...

Un groupe plus que jamais vivant et enthousiaste, suffisamment en phase avec son époque pour en faire un des acteurs majeurs de la scène indépendante française, sereinement tourné vers l'avenir…

Rappel des faits

Créé en 1997 sur les pentes du quartier de la Croix-Rousse à Lyon, le duo originel Dj Pee et Dj Stani est rapidement complété par le batteur Psychostick et le trompettiste N'zeng. Le groupe signe très vite deux titres pour la bo du film culte Baise-moi de Virginie Despentes, sort un premier album Triple Zéro qui marque presse et public. En 2002, l'album Ph Test Two voit l'arrivée du rappeur anglais Jc001, le groupe n'en finit plus d'arpenter les scènes françaises et européennes, et la mayonnaise n'en finit plus de monter. Le public adhère à l'alchimie délicate du groupe : sampling rigolard, instrumentaux féroces, électro surprenante, dubs et breakbeats puissants, visuels et imagerie forte, bref, Le Peuple est dans la place. 2004 voit la sortie de l'album Cube, totale réussite artistique, un album fort et essentiel dans la carrière des lyonnais. Le remplacement de Stani par Spagg en 2005 marque le retour du groupe vers un son plus organique, moins tourné vers les machines, plus profond et ample. L'album Radio Blood Money, disque conceptuel et ambitieux, marque un tournant dans l'histoire du groupe : Sir Jean vient prêter main forte, les concerts qui suivent la sortie du disque sont incandescents, métissage détonnant entre énergie limite rock'and'roll, répertoire ultra maitrisé aux nombreux titres cultes, agilité et aisance des musiciens, Sir jean et Jc001 agissant comme deux catalyseurs essentiels au son du groupe. L'album Live sorti en 2008 (accompagné d'un dvd et d'un documentaire passionnant témoignant de la carrière du groupe) viendra enfoncer le clou et racontera parfaitement ces deux ans de folles tournées.

Rajoutons au parcours ‘'classique'' du groupe de nombreux autres témoignages discographiques (maxis vinyles, 45 tours façon édition limitée, titres inédits, remixes), de riches collaborations (avec les Svinkels, les Puppetmastaz, Beth Gibbons de Portishead sur la scène des Transmusicales de Rennes…), la création et l'aménagement de la Supadope Factory, studio d'enregistrement lyonnais qui au-delà de ceux du Peuple de l'herbe, est à l'origine de tout un tas d'autres albums de camarades musicaux, la volonté de maitriser au mieux la vie quotidienne et la carrière du groupe, l'intérêt permanent pour l'imagerie, le design et les visuels. Encore une fois, l'histoire simple et classique d'un groupe concerné et enthousiaste…

Tilt, le cinquième et nouvel album studio du groupe

Le disque (moins conceptuel que le précédent Radio Blood Money, s'en avère pas moins un sacré voyage musical…), s'ouvre sur un Heart and soul qui résume à lui seul la musique du groupe : Déflagration instrumentale à mi chemin entre rêverie cinématographique, tuerie post soul à la section de cuivres explosive, rythmique lourde, et voix fantomatiques. Brick by brick scandé par les lyrics de Jc001 s'impose comme un morceau phare, sombre et puissant, fracassant hip-hop et rock'n'roll. L'esprit d'une époque se révèle ensuite comme un drole de titre pop, hanté par une trompette entre chorus jazz et mariachis avant de se transformer en parfaite bande son d'un James Bond fantasmé, l'instrumental parfait, une des marques de fabrique du Peuple…Look up voit s'affronter les voix de Jc001 et de Sir Jean, dans une fusion idéale entre break beat sombre et réussite mélodique, 3 mn 48, un joli hit transgenre. Retour aux fondamentaux sur Pretty Bad Drug, titre drum'n'bass déviant, profond et efficace, aux atmosphères étranges et envoutantes, et qui n'en finit plus de progresser jusqu'à un climax d'enfer. Matchbox calme un peu les esprits, sorte de trip-hop 2009, très beau et très tendu aussi. La seconde partie de l'album s'ouvre sur Supabreakin, où Jc001 s'en donne à cœur joie, le groupe la jouant limite oldschool, retro-électro, tout est dit dans les paroles…Swamp, au climat bien poisseux, s'infiltre dans nos cerveaux façon cauchemar mi humain, mi machine, tout en nappes et en basses heavys. Get Stronger déchire tout, tuerie fusion où Sir Jean et les riffs de guitares rivalisent de rage, Green card se fait interlude sci-fi et ironique, enchainé à un Nightmare pas cool du tout : basses dub, trompette jazz, et puissance mélodiques s'affrontent dans un combat sans vainqueur…Back against the wall en rajoute une couche, totalement inclassable, où le maelstrom musical du groupe fait des merveilles : tout le monde est à l'œuvre, au service d'un titre fort et désespéré, un autre des sommets de l'album. Catch up vient terminer l'album en beauté, rappelant le gout du groupe pour l'électro originel. Ah oui, juste un petit conseil, écoutez bien les phrases qui viennent conclure le disque…

Voila donc un sacré disque, dense et intense, subtil, métissé, difficilement classable, résumant bien l'histoire et l'aventure collective du gang des Lyonnais :Chris le méchant est toujours à la production et aux mystères du son du groupe, Dj Pee aux platines, N'zeng à la trompette, Psychostick à la batterie , Spagg à la basse, chacun rajoutant son grain de sel et la maitrise des machines, l'anglo-indien Jc001 à la tchatche et aux lyrics, Sir Jean le franco-sénégalais à l'autre tchatche et aux lyrics aussi, deux trois amis proches et canal historique aux postes clés qui font la vie quotidienne et le business du groupe. Rajoutons le nouveau venu Der Kommissar à l'artworking et à la conception de la pochette, et vous aurez le casting gagnant de ce nouvel album juste un peu plus fort, un peu plus beau, un peu plus puissant, un peu plus surprenant, un peu plus tout en quelque sorte, un vrai album de musiciens plus vivants que jamais, animés d'une flamme essentielle : celle de la passion et de la colère…

Notulus
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