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Rack'Am / ©CHRITOPHE DEPRESLES

Les Ramoneurs de Menhir,
ça dégage sec

On connait le mouvement punk, on connait la musique celtique mais le mélange des deux avec les Ramoneurs de Menhir c'est juste explosif ! Rencontre avec Loran, ancien guitariste des Bérurier Noir.

Pour commencer, j'aimerai comprendre pourquoi ce nom ?

Ah justement qu'est ce qui se passe quand on ramone un menhir ? Quand on ramone un menhir peut-être que l'on réactive la féérie bretonne. Car c'est sous les menhirs que vivent les korrigans et à l'intérieur les elfs, donc si tu veux en ramonant le menhir et bien quelque part tu réactives la tradition bretonne.

D'où vous est venue l'idée d'allier musique traditionnelle bretonne et punk rock ?

C'est une idée toute simple. C'est l'esprit d'insoumission qui fait le lien direct entre la tradition bretonne insoumise au système jacobins français, c'est pour ça qu'elle a réussi à résister et qu'elle est encore là. Le fest-noz est considéré comme un patrimoine mondial depuis peu de temps et les deux ensembles constituent une alchimie bourré de dynamite avec un bon esprit. Un esprit positif !

Ca fait maintenant 6 ans que vous tournez ensemble et que vous avez chacun à votre actif une belle série de concerts. Si l'on fait un point sur votre carrière musicale y a-t-il des choses que vous regrettez ou que vous auriez faites différemment ?

En ce qui me concerne ça fait 35 ans que je fais des concerts, j'ai commencé jeune puisque j'avais mon premier groupe à 13 ans. Donc non, je ne regrette rien car j'ai toujours fait les choses avec cœur et avec passion pour justement ne pas avoir à regretter plus tard et être bien dans ma peau. Je suis content de tous les projets que j'ai fait, j'ai donné mon maximum.

Donc votre objectif c'est de ne jamais avoir de regretâ¦

Oui, c'est aussi pour ça qu'en tant qu'artiste je n'ai jamais fini sur une major et que j'ai toujours produit les albums de façon indépendante pour faire exactement les choses comme on les sent. On a statut amateur et on l'a toujours eu, pour justement ne pas dépendre financièrement de l'activité artistique.

Vous avez confié dans une interview "En 34 années de concerts je n'ai jamais été intermittents par choix politique, je refuse d'être un fonctionnaire de l'état". En tant qu'artiste qu'est-ce qui vous dérange dans le statut d'intermittent ?

Ce qui me dérange tout simplement c'est qu'un artiste est reconnu en fonction du nombre de concerts qu'il aura fait. J'estime que tu peux être un artiste et faire un concert par an. En plus de ça sa charge énormément les cachets, ce qui fait que les groupes sont très chers et pour les associations et les petits organisateurs et ce n'est pas évident. Nous du fait que nous sommes amateurs, on peut jouer pour pas cher et s'adapter à l'économie des concerts. On peut très bien jouer en festival avec énormément de monde et une économie plus dense ou alors dans un petit parc avec 200 personnes.

Vous préférez plutôt les petites salles et leur côté intime ou à l'inverse les festivals ?

Le Rack'Am / ©CHRITOPHE DEPRESLES

J'aime bien tout car j'arrive à retrouver l'intimité peu importe où l'on joue. Tu vois quand on a fait ce gros concert avec les Béru à Québec avec 35 000 personnes mais il y avait une convivialité aussi, c'est ce que j'ai trouvé fort. En fait, il y a une convivialité entre le public et un groupe et ça que ce soit une petite ou une grande salle, si le groupe a cet esprit-là ça fera un concert intime même avec énormément de gens. Je trouve ça aussi intéressant de se retrouver avec une petite et une grosse sono. Et vu que l'on joue partout on peut nous voir en condition de bar, dans un énorme festnoz où 8000 personnes qui dansent. C'est aussi pour ça qu'il y a autant de gens qui viennent nous voir en concert car suivant les concerts ce n'est jamais la même chose. Parfois on va jouer 3 heures, d'autres fois on jouera 1h30, donc tu vois ce n'est pas toujours les mêmes concerts. C'est ça que je trouve intéressant. C'est aussi pour ça que j'ai autant la pêche et autant envie de jouer parce que justement je me préserve de la routine qui tue. Il y a un proverbe que j'aime bien "Si vous pensez que l'aventure est dangereuse, essayez la routine⦠elle est mortelle."

Votre plus beau souvenir de scèneâ¦

Ohlalala il y en a pleins ! A chaque fois il y a un souvenir fort. Moi j'adore, par exemple après les concerts boire un coup avec les gens. Généralement il y a toujours un petit campement de gens en camion car ils sont organisés c'est-à-dire qu'ils viennent en concert pour faire la fête, donc ils restent sur place pour ne pas se faire contrôler et ne pas être dangereux sur la route. Donc après les concerts il y a toujours une super ambiance et j'adore toujours traîner après. Pour moi, c'est un moment privilégié entre moi et le public. C'est hyper important de casser les ponts, les barrières entre le public et les artistes. Je pense que quelque part on est tous artistes, il n'y pas de fossé à avoir entre ce qui est artistique et le public qui vient justement mettre son énergie. Pour moi un concert, est un grand moment d'échange entre les gens. C'est une cérémonie. Rester proche du public c'est primordial, je refuse totalement le star system à cause de ça. Ca créé une barrière énorme et je trouve ça ridicule.

Quel est votre titre coup de cœur dans toute votre discographie ?

Oh il n'y en a pas vraiment. Bon pour moi, il y a un morceau des Béru qui reflète bien l'état d'esprit qui s'appelle « vivre libre ou mourir ». On a eu conscience très jeune, à l'adolescence que la liberté c'est quelque chose qui se construit, qui se gagne et ça c'est hyper important. Pour moi cet esprit de liberté, c'est mon leit motiv.

Votre groupe phare de la scène punk française actuelleâ¦.

Ce qui est intéressant avec le punk c'est qu'il ne glorifie pas des stars justement. Donc il n'y a pas un ou des groupes phare mais il y a vraiment une mouvance avec une fourmilière rempli de groupe, avec certains qui sont plus ou moins connus certes, mais c'est qui est intéressant dans cela, c'est la diversité des groupes. Donc pour moi il n'y a pas de groupe phare, ce serait même anti-punk d'en citer un. Je pense que l'esprit du punk est vraiment la convivialité.

On connait les Ramoneurs de Menhir feat Louise Etrel, mais dans un autre délire peut-on envisager Les Ramoneurs de Menhir feat Nolwenn Leroy ?

Non (Rire). Absolument pas car déjà ce n'est pas le même esprit. Nolwen Leroy, sort de la star academy et tu vois bien la position que j'ai par rapport au star system. Elle est chez Universal Music, un label qui porte très bien son nom. Non, Louise Ebrel pour moi c'est ce que représente la résistance de la culture bretonne. C'est une petite bonne femme qui est amateur aussi et qui dégage quelque chose de très très fort.

Vous vous êtes rencontrés comment ?

Tu sais le monde est petit et quand on arrive en Bretagne on ne peut pas éviter Louise. Elle nous rejoint quand elle veut, quand elle peut et quand elle en a envie. C'est souvent en Bretagne car elle quand même 80 ans, donc on la préserve un peu ! Quand on est en tournée, on est en camion, c'est un peu enfumé donc ce n'est le top pour elle. Dès que ça la branche elle nous appelle, nous dit « je voudrai venir jouer avec vous là » et puis c'est OK. C'est toujours un plaisir de jouer avec elle et quand elle joue avec nous elle pulvérise tous les murs entre les générations, c'est un truc de fou ! Le public ne pouvait pas imaginer qu'une grand-mère une énergie proche du punk.

Et l'interview vous l'avez trouvé comment ?

On est très frileux des interviews classiques et c'est vraiment quand on a un journaliste qui nous intéresse personnellement qu'on dit OK. Donc, bravo d'avoir fait le choix de la presse alternative !

Que diriez-vous aux lecteurs de Notulus pour qu'ils vous écoutent ?

La meilleure chose pour se rendre compte du groupe c'est de venir nous voir en concert. On est vraiment un groupe live avant tout.

Kenavo !


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