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Psiko passe aux aveux !

Notulus a réussi à capturer Psiko pour la sortie de son nouvel album "Beat+Torture+Kill" et lui à fait subir un interrogatoire. Celui-ci a permis d'en connaître un peu plus sur l'artiste.
Aujourd'hui nous vous laissons le plaisir de découvrir ses aveux.

Psikoâ¦pourquoi avoir choisi ce pseudonyme ?

Pendant mes études à la fac, j'apprenais des trucs sur les sciences du comportement et je m'en servais auprès de certains de mes potes trop bourrés et en "bad" ! Je calmais le jeu ou je trouvais les mots pour les mettre à l'aiseâ¦alors ils se sont mis à m'appeler le « psychologue » !!!
Quand je me suis mis à faire du son, ça leur retournait la tête donc tout naturellement je suis passé au rang de « psychopathe » et comme il faut bien un pseudo... PSIKO s'est vite imposé avec cette orthographe pour qu'on le distingue des autresâ¦

Racontez nous votre parcours musical ?

Je n'ai jamais joué d'aucun instrument et j'ai appris à mixer en autodidacte, mais je pense que tout gamin, je baignais dans la musique que mes parents écoutaient et je pense que cette passion vient de là !
Durant mes années lycée, j'allais souvent en Rave (94-96) voir Laurent Garnier, Jeff Mills ou Carl Cox dans des festivals ou des teufs comme les Trans, Astropolis, les soirées Guy L'Eclair à Nantes. J'ai bien kiffé voir les Daft Punk pour leur premier live, mais le son me lassait.
Fin 96 je me retrouve au Teknival de Rennes dans la déchetterie et là, la grosse baffe ! Les vinyles passés en 45 tours, les murs d'enceintes, les tentes, les camions, l'ambiance générale : tout ce truc m'a giclé en pleine poire !!!! L'année d'après, j'ai acheté des platines et je me suis collé dedans à fond : j'ai débuté la collection de vinyles que je continue de remplir aujourd'hui !!!!
En 1998, je monte avec Gobus le collectif « Radiation Sound System ». Parcours classique : teufs + content = trop grosses teufs = "keufs" en 2001! Des saisies, des "emmerdes", des amendes et un goût amer dans la bouche : on organise ou on produit ? On produit et on se produit !
On a commencé à tourner dans les free parties des autres et les gens kiffaient bien. On a squatté une radio à Angers pendant un an tous les vendredis et on passait tous les trucs qu'on venait d'acheter ou de composer, un vrai bordel festif ! Et puis on était dj résidents dans une boîte de nuit pendant deux ans, c'était le joyeux merdier dans le club mais ça valait le coup⦠De temps en temps, on posait du son dans les teknivales avec des potes etc.
Quand je ne mixais pas, j'allais en soirées et j'avoue que dès le début j'accrochais bien avec Micropoint, Radium, Laurent Hô donc tout naturellement ça a conditionné ma façon de mixer et de choisir les disques.

Je dirais que de 1997 à 2002, j'étais plus "hard tek" et que depuis 2002 je suis tombé dans le "frenchcore" !

Au Teknival de Scaër en 2004, je rencontre Maissouille qui m'explique qu'il commence à envoyer des démos partout⦠et que je devrais faire pareil. Quand je suis rentré, je me suis lancé dans la compositionâ¦. et deux ans après, Greg, le boss de Toonz Shop, me permettait de presser mon premier "skeud" sur Planet Kick.
Comme ça plaisait bien, d'autres labels m'ont demandé des tracks : Audiolab, Abralcore, Alcaloïde/Kryzalide, Planet Kick, Tryptamine ou encore Foxakramâ¦
Par contre, j'envoyais régulièrement des Cd's à Audiogenic avec divers morceaux (de merde, je m'en rends compte aujourd'hui) dessus et je ne comprenais pas pourquoi je n'avais pas de réponse. Alors j'ai travaillé davantage et quand je sentais que ça collait, j'ai envoyé à nouveau un CD. Et j'ai eu une réponse positive!!! Le pied total !!
Après deux vinyles chez eux, Radium me propose, lors d'une soirée, de leur envoyer plusieurs morceaux en vue de faire un album, je n'en croyais pas mes oreilles⦠C'était en avril 2009. Un an après je le reçois par la poste : c'est un peu l'aboutissement de 10 ans de passion et ça fait du bien !
Depuis Audiogenic, j'ai pu jouer dans plein de soirées partout en Europe, je suis rentré chez Electrobooking et j'ai réussi à sortir un disque sur Headfuck, un sacré label !

Comment définissez-vous votre univers et votre musique ?

Si je n'avais pas fait de musique j'aurais vraiment kiffé réaliser des films. Je bouffe du "cinoche" tout le temps, du très bon et du très mauvais, je suis un boulimique de films comme Tarantino. Je suis également fan des conneries à la Jackass et je regarde souvent du K1 ou UFC sur le câble. Faut que ça tape !
Je mets un peu de tout ça dans ma musique, je n'ai malheureusement plus trop le temps de faire du sport alors le son, il faut que ça me défoule ! Evidemment, Radium m'a beaucoup influencé et le Hardcore en général, mais je pense que le cinéma à la part la plus importante dans mon inspiration. J'aime l'énergie que les bandes annonces dégagent et comment les actions sont résumées et enchainées, en plus ils y mettent toujours les meilleures répliques !

Qu'est ce qui vous passionne dans le Hardcore ?

J'aime l'énergie que ça dégage. Je ne suis pas vraiment fan de violence sonore non plus, mais je trouve que le dancefloor à une autre gueule quand les enceintes crachent du Hardcore.
Quant au Frenchcore, n'en déplaise à certains, c'est pour moi, une arme de destruction massive des dancefloors. Dès que ce "kick" si reconnaissable résonne dans l'assemblée, la fièvre monte et les gens se lâchent. A ce jour, que ce soit en Italie, en Belgique, en Suisse, en Hollande, en Espagne et bien sûr en France : le moment où la foule se déchaîne c'est sur du Frenchcore !

Votre album « Beat + Torture +Kill » est sorti le 31 mai dernier. Parlez nous un peu de lui. Pourquoi avoir choisi ce titre et surtout ces trois mots ?

Radium me l'a proposé en avril 2009. J'ai commencé à réfléchir au titre tout en commençant à composer. Le titre à la base devait être « 8 millions ways to die » et chacun des titres devaient correspondre au thème (suicide, décapitation, etc.) mais pour un premier album, je trouvais ça glauque. J'ai repoussé le choix du titre à plus tardâ¦
Une grosse partie de l'album à été réalisé à Lacanau, face à la mer, pendant l'été 2009, le reste chez moi pour la finalisation. Il y avait une vingtaine de morceaux, mais certains étaient trop simplets ou n'allaient pas dans l'ensemble. Il a fallu choisir! L'un des morceaux s'appelle « Beat Torture Kill », inspiré lui aussi d'un film de serial killer « BTK », je trouvais que cela résumait bien la progression que j'aime mettre dans mes mixes et également dans l'album. Taper, Torturer, Tuer !
Au second degré bien sûr, je suis quelqu'un de très gentil dans la vie !

Y a-t-il un fil conducteur dans l'ordre des musiques de votre album ?

La vitesse est le facteur déterminant. L'album commence à 190 BPM et termine à 210 BPM. Bon, ce n'est pas du speedcore non plus ! Sinon, je me suis rendu compte qu'il y avait beaucoup de guitare dans les morceaux alors j'ai essayé de les espacer au mieux entre eux pour que ça revienne régulièrement au cours de l'écoute. Au milieu, j'ai ajouté un « truc » qui ne cogne pas, c'est pour se poser, souffler un coup, aller aux toilettes ou aller chercher une bièreâ¦avant que ça ne reparte de plus belle !

Le visuel de l'album est original. Que signifie t-il ? Avez-vous participé à sa création ?

C'est l'œuvre de Karine aka KSTATION [www.myspace.com/kstation] qui a signé quelques unes de plus belles pochettes d'Audiogenic et qui fait toujours du super boulot. Je n'ai pas vraiment participé dans la mesure où ils m'ont demandé ce que je souhaitais et comme cela avait un rapport avec lâexécution, je leur avais juste envoyé une photo de « Hostel » où l'on voit un arsenal complet avec couteaux, scies et armes en tout genre⦠On s'est entretenu au téléphone pour en parlerâ¦
En quelque sorte je voulais prévenir les auditeurs de ce qui leur arriverait s'ils écoutaient l'album. KStation a fait plus fort en montrant aux gens ce qui se passe. Si vous l'écoutez trop longtemps : Vous êtes bon pour la thérapie⦠la psikothérapie !

Vous avez repris de manière spectaculaire les célèbres morceaux de Muse et 50 cent, qu'est ce qui vous en a donné l'envie ? Pourquoi avoir modifié les titres « Uprising »/« Upriser » et « Disco Inferno »/« Disko Inferno » ?

Spectaculaireâ¦wow, merci c'est trop !!!
Plus sérieusement, j'aime bien la voix de certains rappeurs américains comme 50cent, Eminem ou Obie Trice⦠Ca colle bien avec le hardcore et ils chantent en rythme ça aide ! Avant c'était Public Enemy ou NWA qui étaient repris, je n'ai rien inventéâ¦
Quand j'ai composé ce morceau, le sample « disco inferno let's go » revenait souvent donc le titre s'imposait tout seul ! Et le « k » c'est pour rappeler celui de Psiko.
Pour Muse, c'est différent. Ignare que je suis, je connaissais très peu le groupe et un jour je suis tombé sur le clip de « Uprising », j'ai trouvé ça mou. Mais les paroles me sont restées en mémoire et je trouvais que ça exprimait un message fort qui collait parfaitement avec ce que je défends : être libre de faire le son qu'on aime sans restriction et le droit à la fête libre. Et le titre, bah comme dans toute révolte (uprising), il en faut un pour lancer le truc⦠le révolt-eur (upriser)?

Quelle(s) rencontre(s) vous a le plus marqué depuis vos débuts dans le monde de la musique ?

Evidemment rencontrer Radium en 2001. Ca a changé ma façon de faire la musique. Avec Maissouille, ça a été une vraie rencontre, on est régulièrement en contact ! Mixer après Hellfish dans une salle comble à Caen est un sacré souvenir⦠Mais je crois que le plus marquant, c'est sans aucun doute lors de l'anniversaire de Radium au Trabendo en 2009 où je me suis retrouvé seul dans une pièce à trinquer avec Radium, Al Core, The Speed Freak, Lenny Dee, Dr Macabre aka Lunatic Asylum et Skoza [Progamers]⦠sans appareil photo !!! Là on se dit, attention, il y a peut-être un truc qui a changé là !!

Beaucoup de personnes vous considèrent comme « le petit frère » de Radiumâ¦que ressentez vous face à cela ?

J'avoue que c'est la première fois que j'entends cela et j'en suis bien sûr très flatté, et je ne m'en cache pas je lui ai piqué plein de trucs⦠mais il le sait !!! De plus, il reste le créateur de ce son unique et forcément repris. Il a d'ailleurs donné des samples aux gens pour qu'ils puissent le remixer.
« Petit frère » est un peu fort, je pense que je suis plutôt un de ses rejetons hybrides et mes frangins seraient Maissouille, Pattern J, Progamers, Cemtex, The Sickest Squad, etc.
Je joue souvent ses disques en soirée et nos playlists se ressemblent. Mes amis me le reprochent parfois, mais la tentation de faire du « Radium » est trop forte. Pour ma part je suis clairement un grand fan, j'ai eu la chance de le croiser plusieurs fois et même de jouer à ses côtés. Je caresse le doux rêve un jour de l'affronter aux platinesâ¦

Comment vous sentez vous sur scène ?

Comme un fou, c'est pour ça que je fais de la musique : pour jouer. J'adore le petit moment avant de prendre les platines, surtout après des pointures : l'adrénaline monte et c'est parti ! En général, les prestations font une heure, mais deux c'est le bonheur. Il y a une vraie connexion avec le public. On est tout nu devant les gens, il n'y a pas de mensonges⦠et il ne faut pas se planter. La prise de risque me grise.
La scène, c'est l'endroit où je me sens le plus à l'aise : c'est ma drogue. Si je ne joue pas durant une semaine je ne suis pas bien, deux semaines et je tourne en rond chez moi comme un lion en cage, je suis accro à la scène. Vraiment.

Quel est votre rapport avec le public ?

Très bon. Je vais très peu dans les loges (quand il y en a). J'aime bien trainer mes guêtres au bar ou sur le dancefloor, taper la discute ⦠Je ne suis pas vraiment sauvage, j'aurais même tendance à être grande gueule. Je déconne beaucoup avec les gens, parce qu'à la base quand même on est là pour se marrer, faire la fête. La prise de tête c'est au vestiaire svp !
Bien bourré je vais même danser en plein milieu !
Quand je mixe je regarde les gens et je leur colle du son : ils sourient, ils sont tous en train de remuer dans la fosse, ils gueulent « hardcore », c'est la fête.
Ãa fait plaisir et ça me suffit!

Quel instrument est le plus important pour vous?

Les jumelles !!!
Je veux dire mes deux mk2 et un DJM de Pioneer.
Je m'éclate à composer et à liver, mais je suis à fond quand je mixe.

Quels sont vos projets ?

Là tout de suite, un deuxième enfant cet été donc une pause dans les bookings jusqu'en octobre.
Sinon, le Gaz Moutarde 03 est sorti sur Underground Tekno.
Viendront, le Fee Gaff 02 avec D32, un projet sur Golghott avec XFly, un nouveau Tryptamine et peut-être un nouvel Abralcore !!


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Fan de Techno depuis 1993, Psiko devient dj en 1997. Il cofonde avec Gobus le collectif « Radiation Sound System » en 1998 et organise de nombreuses soirées dans l'Ouest.

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